ARP : séminaire ART RECHERCHE PRATIQUE

Placé sous la direction de Marie José Burki, responsable de la recherche, le séminaire se décline sous la forme de séances de discussion autour des travaux en cours des doctorant.e.s et de tables-rondes. Leur objectif  est de créer un dialogue avec des intervenant.e.s du milieu artistique ou culturel, artistes, commissaires d’expositions, critiques, historiens, conservateurs et directeurs de musées, écrivains et  éditeurs, autour d’une question commune.

Ces rencontres se déroulent suivant un principe fondamental, propre au programme : croiser les expériences et les univers. Un premier temps est consacré aux échanges et aux discussions avec les invité.e.s et un second temps est dédié aux des entretiens individuels avec les doctorant.e.s. 

En 2018-2019, deux thématiques sont abordées :

Usage et exposition du document

La question du document suscite un vif intérêt de la part des commissaires d’expositions ainsi que des artistes. Un écrivain, une œuvre littéraire est à la source d’une exposition, un dispositif artistique émerge à partir de récits historiques, le cinéma se retrouve exposé.

Cette réflexion débute avec l’exposition « Grosse kleine Welt – petit grand monde » (19 octobre-20 décembre 2018, Palais des Beaux-Arts), dédiée aux microgrammes de Robert Walser. L’exposition présente une vingtaine de microgrammes originaux et une trentaine de facsimilés, accompagnés de deux œuvres d’artistes contemporains (Markus Raetz et Thomas Schütte). L’exposition traite de la question du document en produisant une connaissance singulière, proprement visuelle : il ne s’agit pas d’exposer Robert Walser en tant qu’écrivain mais bien de mettre en évidence le processus d’écriture micrographique en tant que composition visuelle. 

Ce premier moment de réflexion est prolongé au cours de l’année avec des invitations lancées à plusieurs intervenants. Lors de ces rencontres, la forme du document et son exposition sont questionnées de manière critique. Les doctorant.e.s sont invité.e.s à réfléchir aux questions posées au moyen de leurs pratiques propres et à faire des propositions de présentations d’œuvres. 

Développer/Montrer  

Enfin, s’articulant autour de ces deux termes, un deuxième axe de réflexion porte sur l’espace même de la production de l’artiste. Comment qualifier aujourd’hui le lieu de travail de l’artiste ? Qu’en est-il de cet espace multiple dans ses définitions : portatif (ordinateur), virtuel (internet), physique (atelier), matériel (table), intime (chambre), collaboratif ou partagé (galerie, musée). Centrée sur la notion d’exposition, cette réflexion est menée plus étroitement avec les doctorant.e.s. Ceux-ci sont à l’initiative d’invitations afin d’élaborer une programmation en dialogue avec leur pratique.