Laurent GRASSO

Né en 1972 à Mulhouse, vit et travaille à Paris et New-York
Diplômé de l’ENSBA en 2001

« Qu’il (ré)active les formes plus ou moins identifiables de notre société de contrôle ou qu’il détourne les techniques et les conventions cinématographiques qui façonnent notre imaginaire collectif, Laurent Grasso crée des environnements au fort potentiel narratif mêlant peurs ancestrales, témoignages scientifiques et mythologies contemporaines menaçantes. Ses oeuvres pourraient ainsi remettre au goût du jour les prophéties paranoïaques rétrofuturistes d’un monde entièrement artificiel, énoncées par Charles Fourier il y a deux siècles. De fait, la lumière, le son, les ondes radios et électromagnétiques, les phénomènes naturels, paranormaux ou météorologiques sont régulièrement convoqués dans ses oeuvres au profit d’expériences sensorielles inédites qui deviennent les vecteurs de fictions lacunaires à compléter par le spectateur. En générant une tension entre les oeuvres présentées, leur environnement et les projections parfois dramatiques qu’elles peuvent susciter, Laurent Grasso donne naissance à des images mentales lancinantes qui tendent à opacifier la vision de ce qu’on appelle communément réalité ». Yoann Gourmel Son travail a été largement exposé dans le monde. Il a eu des expositions individuelles au Hirshhorn Museum et Sculpture Garden, Washington, USA ; Kunstverein Arnsberg, Arnsberg, Allemagne ; Centre Georges Pompidou, Paris, France ; Palais de Tokyo, Paris, France ; Saint-Louis Art Museum, Saint-Louis, MO, USA. et prochainement une exposition individuelle au Bass museum of Art, Miami Beach, USA et au Jeu de Paume à Paris en 2012. Il reçoit le Prix Marcel Duchamp en 2008.
Parmi les réalisations dans l'espace public: son projet Infinite Light, installé à l'extérieur de la passerelle piétonne du Hunter College de Lexington Avenue à New York. Également le projet Nomiya, un dispositif de métal et de verre installé deux années sur le toit du Palais de Tokyo, Paris, France.
Laurent Grasso est représenté par la galerie Chez Valentin à Paris et Sean Kelly Gallery, New York.

Projection, 2005,
Beta digital et animation couleur, 3’, en boucle